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Options de Production pour le Bois-énergie

From energypedia
GIZ HERA Cooking Energy Compendium small.png


Notions élémentaires | Conseils politiques | Plan | Conception et Application (offre ICS) | Technologies et pratiques | Conception et Application (Provision de bois combustible) | Changement climatique


Les Sources du Bois-énergie

Le bois-énergie provient d'une large gamme de systèmes d'utilisation des terres. Ceux-ci incluent les plantations agricoles, l'agroforesterie, les arbres hors-forêt, la plantation d'arbres, la gestion de la forêt secondaire, et la gestion de la forêt primaire (voir tableau ci-dessous). La manière dont le bois destiné à la production d'énergie est produit dépend bien sûr des conditions climatiques, de la couverture végétale, de la demande locale et des infrastructures. De manière cruciale, cela dépend aussi de la propriété foncière (soit privée, communale, étatique) et des droits d'utilisation des terres (y compris l’autogestion, le libre accès, la location et la cession des droits d'utilisation.

Voir la figure ci-dessous pour une vue représentative - Origines du bois combustible[1]:

Fig: Origines du bois combustible


Les Plantations Forestières à Vocation Énergétiques

Les forêts plantées, établies par le boisement ou le reboisement, ont un rôle particulièrement important à jouer dans la fourniture d'une source d'énergie renouvelable et respectueuse de l'environnement.

Elles peuvent jouer un rôle positif dans :

  • La fourniture de services éco-systémiques, tels que prévention de l'érosion, la protection des sols et de l'eau, et le stockage du carbone, etc.
  • La réduction de la pression sur les forêts naturelles.
  • La restauration des terres marginales ou dégradées.
  • La création d'emplois ruraux l’appui au développement.

Actuellement, il y a environ 109 millions d'hectares de plantations forestières dans le monde. Pour plus d’informations, voir FAO (2006) « Evaluation des ressources forestières mondiales 2005 ».

Dans le passé, les plantations à vocation énergétiques étaient souvent mal conçues et elles souffraient d'insuffisances sanitaires, de vitalité, de productivité et le retour sur investissement était faible. En outre, elles sont souvent l'objet de conflits sociaux et territoriaux. Beaucoup de plantations ont échoué en raison d’une mauvaise gestion, du manque de savoir-faire, et du faible engagement du personnel de l’administration forestière.

En outre, il y a beaucoup de controverse au sujet des espèces introduites et des espèces indigènes. Il est clair que les plantations peuvent être préjudiciables pour la biodiversité en particulier quand elles sont établies au détriment des habitats forestiers autochtones d'origine. Les espèces indigènes doivent toujours être prioritaires. Cependant, l'échec de nombreuses espèces indigènes dans les plantations-test basées sur la croissance, la faible résistance aux ravageurs, etc., est l'une des raisons qui entrave l'utilisation plus large des espèces indigènes dans la réhabilitation des terres. Cela est souvent lié au fait que les informations sur la phénologie et les techniques sylvicoles font défauts, rendant plus difficile la production à grande échelle dans de nombreux cas que celles dites exotiques.

Avec une pression croissante sur les forêts naturelles, les approches alternatives durables sont nécessaires pour suivre le rythme croissant de la demande en bois-énergie. La hausse des prix du pétrole empêchent les gens de gravir les échelons de l’énergie, augmentant ainsi leur dépendance sur les combustibles ligneux. Par conséquent, les plantations forestières ont besoin de politiques de développement bien élaborées, où la prédominance du secteur public cède peu à peu la place à une participation accrue du secteur privé. Ces politiques devront également intégrer d'autres secteurs et approches pour assurer un approvisionnement suffisant en bois-énergie.

La FAO a, entre 2004 et 2007, coordonné un processus comprenant différentes parties prenantes en vue d’équilibrer les dimensions sociales, culturelles, environnementales et économiques de la gestion des forêts plantées. Les contributions de ces différentes aux moyens aux moyens de subsistance durables et à l'utilisation des terres ont été retranscrites dans des lignes directrices pour les forêts plantées. Ces lignes directrices sont conçues principalement pour les gouvernements, les investisseurs publics et privés, les décideurs et les planificateurs. Voir le lien ci-dessous.


► Gestion Responsable des Forets Plantées: Lignes directrices volontaires


En général, la création de plantations sur les terres forestières vierges ou presque vierges n'est pas recommandée. Les espèces d’arbres feuillus ont généralement le plus grand potentiel pour le bois-énergie. L’espèce sélectionnée doit pouvoir se régénérer facilement en taillis, avoir la capacité de fixer l’azote, et fournir des usages multiples (la fourniture de fruits, bois pour l’habitat, ombre, ou d'amélioration des sols…). La sélection de l’espèce dépend aussi de sa capacité à se développer rapidement sur le site tout en étant acceptable pour les utilisateurs. Les méthodes de culture doivent être adaptées aux compétences et aux ressources des populations rurales. Le soin dans la phase de mise en place est très important. Chaque activité de plantation doit être précédée d’une analyse économique. La durabilité ne peut être assurée que si les retours sur investissement sont importants pour le propriétaire de la plantation et si cette dernière à un potentiel social et écologique positif.


► La base de donné suivant (Excel) permet aux utilisateurs de déterminer rapidement la viabilité économique des programmes de plantations de bois-énergie: Guide de l’Utilisateur du modèle « Analyse Financière


A Madagascar, la GIZ a adopté une approche par village pour permettre aux habitants d’être au centre de la planification et de la mise en œuvre des plantations de bois-énergie. Des droits de propriété des terres communautaires dégradées ont été donnés aux individus en vue d’être reboisées. Le projet apporte un appui institutionnel et technique et le sol est labouré par un tracteur avant d’être remis à son propriétaire. Ce dernier est responsable de la culture de plants et de l’entretien de la plantation. Un système SIG global participe à la surveillance et fournit des données sur chaque parcelle reboisée, y compris les chiffres de la productivité, les revenus générés, etc. En 2011, plus de 6.500 hectares avait été plantés à Madagascar et les revenus de plus de 2000 ménages ruraux ont augmenté de plus de 20 %.


► Cette approche est détaillée dans la brochure: Le reboisement individuel villageois


Il faut aussi souligner une approche appelée «agriculture de reboisement pluviale » dans laquelle les arbres indigènes sont utilisés pour réhabiliter les paysages dégradés et rétablir les services et les fonctions clés de l’écosystème, tout en fournissant aux communautés dépendantes de la forêt, une source alternative de revenus. Ce système a été développé dans les années 1990 avec l'appui de la GIZ et en collaboration avec l'Université d'État de Visayas aux Philippines. Il est actuellement de plus en plus employé à travers le pays et même au-delà.

► Plus d'informations sont fournies sur le site Internet suivant: Reboisement pluviale: Retour des Autochtones


Un autre type de programme connu sous le nom de «programme des petits planteurs » est un phénomène relativement nouveau dans le secteur forestier africain. Il implique les entreprises dans un partenariat à long terme avec les petits producteurs. Les entreprises fournissent le financement (prêts), des intrants comme les semences et les services de vulgarisation pour la mise en place et l'entretien des terrains boisés. Pour les entreprises, ces programmes portent sur la nécessité de développer l'approvisionnement en bois et en bois-énergie à long terme sans avoir à mobiliser d’importants capitaux pour l’acquisition des terres alors que seul le bois est recherché par l’entrepreneur. Le programme des petits planteurs est décrit avec plus de détails dans le rapport de la FAO 2001 suivant:


► Programme de production forestière: Une Vue Globale (en anglais)

La Gestion des Forêts Naturelles

La gestion des forêts naturelles est une entreprise très complexe dans les zones où l’approvisionnement en bois-énergie est généralement un sous-produit de produits de plus grande valeur comme le bois, les poteaux, etc.
La pénurie de bois-énergie se produit généralement dans les régions où la végétation de type savane est prédominante en raison des pluies faibles et irrégulières. Ces savanes boisées ne sont pas bien adaptées pour la production de bois de grande valeur, même si elles peuvent apporter une contribution majeure à des produits non ligneux comme le fourrage, les gommes, les résines, etc.
La gestion durable de l'utilisation de ces savanes boisées pour obtenir du bois-énergie est souvent décrite comme la gestion forestière participative (GFP) ou gestion forestière communautaire (ressources naturelles).
La GFP a connu un élan particulier en raison de l'intensification des efforts de décentralisation, dans laquelle la responsabilité de la gestion des forêts appartenant à l'Etat est de plus en plus transférée aux collectivités locales. Afin de mettre en œuvre une approche de la GFP et d'amener la population locale à s’investir dans la gestion durable des forêts, les enjeux de la propriété foncière et de la sécurisation du transfert de pouvoirs décisionnels du gouvernement central vers les institutions locales doivent être résolus.


► Les recommandations et les pièges potentiels autour de la décentralisation de la gestion des ressources naturelles sont décrites dans une publication de la « World Resources Institute » sur la décentralisation démocratique des ressources naturelles.


Manuel sur la gestion participative des forêts

► Le projet CILSS basé sur PREDAS a publié un aménagement forestier villageois : manuel sur la gestion communautaire des forêts pour la production de bois combustible pour l'énergie.

Etapes de la création de la gestion forestière participative un document expliquant les étapes clés de la création de la gestion forestière participative en Ethiopie a été mis en place à la suite de dix ans d’expérience pratique par FARM-Africa et SOS Sahel Ethiopie.

► UNHCR a publié Guide sur les pratiques de gestion forestière en réaction à un certain degré de dégradation des forêts et la déforestation dans le contexte des réfugiés et des rapatriés.


Les caractéristiques suivantes ont été jugées particulièrement importantes lors de la conception et de la mise en œuvre des projets de la GFP pour l'approvisionnement en énergie :

  • Les activités de gestion des finances publiques devraient avoir lieu après consultation des parties prenantes pour mieux faire connaître les causes et les conséquences de l'exploitation incontrôlée et les avantages des techniques disponibles pour la réhabilitation des forêts.

► Exemple d'un tutoriel d'animation des campagnes de sensibilisation des villages verts. Guide de l'animateur

 

  • Les études de base sont des outils fondamentaux pour évaluer le succès ou l'échec des activités de GFP escomptés

► Exemple de différents outils et techniques pour faciliter la collecte et l’analyse d’informations: 

L'évaluation rurale participative pour la  gestion forestière communautaire (en anglais)


  • La répartition des pouvoirs et des responsabilités par les services gouvernementaux (département des forêts) à la communauté exige une analyse critique et un débat public éclairé. Il dépend de la propriété des terres forestières (public, communautaire ou privé). Le partage équitable des coûts et des avantages au sein des communautés et entre les communautés et le gouvernement doit être clairement défini. Les résultats devraient être enregistrés et considérés comme un accord, fournissant la base pour les activités de GFP.

► Exemple d’accord local: Les conventions locales. Un outil fonctionnel dans la gestion forestière décentralisée


  • Des cadres institutionnels fonctionnels au niveau du village dont la fonction sera de superviser la planification, la mise en œuvre et le suivi des programmes doivent être mis en place. Une telle structure de gestion locale doit être régie par la Communauté ou par l'Assemblée villageoise. Des directives claires doivent être mises au point pour préciser les responsabilités de chaque membre au sein de la structure de gestion locale.

► Exemple de cadre institutionnel de gestion locale: Manuel pour la mise en place des structures locales de gestion (SLG)


  • Les plans de gestion forestière doivent être simples et courts et devraient être mis au point à partir d’une action participative de manière à ce qu’ils soient  accessibles aux personnes ayant un faible niveau d'alphabétisation. Pour favoriser « l'appropriation » locale d'un tel plan de gestion, le contenu du plan doit inclure les connaissances, l'expérience et les attentes de la communauté locale au sujet de leur forêt.

► Directive générale pour la création de plans simples de gestion forestière

► Exemple de manuel de plan de gestion simple pour la production de bois combustible au Tchad: Instruction pour l'élaboration des Plans de Gestion Forestière Simplifiés au Niveau des Villages VERTS


  • Dans les zones d'accès ouvert, la gestion durable des forêts est en concurrence avec l'exploitation incontrôlée (où le prix du bois-énergie ne tient pas compte des coûts de régénération de la ressource). Dans ces situations, les collectivités qui investissent dans la gestion durable des forêts ont tendance à perdre leur motivation et à renoncer à cause de cette concurrence déloyale. L'introduction d'un système de taxation différentielle est essentielle pour inciter fiscalement les commerçants de bois-énergie à s’approvisionner dans les zones où les forêts sont gérées durablement, plutôt que dans celles où l'exploitation est incontrôlée. Un système de contrôle efficace doit être mis en place pour faire respecter le système de taxation différentielle. Dans le cas, il est voué à l’échec et il n’aura pas d’impact.

Un bon exemple de succès de la GFP de l'énergie est l'introduction des marchés ruraux de bois-énergie (MRBE) en Afrique (par exemple, au Niger, au Mali, au Madagascar, au Sénégal). Un MRBE est un endroit où les revendeurs des combustibles ligneux peuvent acheter du bois de chauffage et le charbon de bois tiré d'une zone de forêt naturelle formellement délimitée et convenu entre les villages et les autorités locales. Cette zone boisée est gérée à l'aide d'un simple plan convenu entre les associations villageoises et le service forestier local. Il comprend: 

  1. Un quota annuel de bois combustible qui reste en deçà du taux de production annuel (marge de sécurité).
  2. Un ensemble très simple de règles d’abattage du bois et de sylviculture. Les marchés ruraux de bois combustible sont gérés par une structure de gestion locale. Ce projet porté par le CILSS et soutenu par l'UE PREDAS a publié un guide sur la façon de créer des marchés de bois-énergie.


Guide de création des marchés ruraux:

File:Guide marches ruraux.pdf
Fig: Guide marches ruraux.pdf


En Ethiopie, une approche de la GFP appelé WAJIB a été développé avec l'appui de la GIZ. WAJIB se base sur un accord  établi entre les groupes d'utilisateurs des forêts locales et le bureau des forêts du district. Il y a des droits, des devoirs et des obligations clairement définis pour les deux partenaires. Cette approche diffère de beaucoup d'autres approches de la GFP en Afrique puisque le nombre de participants est limité par la capacité d’absorption de la forêt et le potentiel économique limité. L'idée sous-jacente est que les ménages ne s’investissent dans les opérations forestières que s’ils peuvent se procurer d’autres revenus en dehors de la gestion durable des forêts. Ainsi, dans un village donné, la forêt est divisée en blocs dont la taille moyenne atteint 360 hectares. Basé sur une capacité d’apport de la forêt de 12 hectares par ménage, chaque bloc est géré par un groupe WAJIB de pas plus de 30 ménages. Chaque groupe WAJIB a ses propres règlements internes (statuts), qui régissent l'utilisation, la protection, les droits et les responsabilités de chaque ménage au sein du bloc. Le principal devoir de l'administration forestière est de fournir des conseils techniques aux groupes WAJIB sur la façon de développer et d'utiliser la forêt de manière durable.


Les documents suivants (en anglais) décrivent l’approche WAJIB:


En Afrique australe, les terres boisées du Miombos sont les principales sources de carburant. Les terres boisées du Miombos sont des prairies tropicales et subtropicales, des savanes, et des zones arbustives. Ces forêts fournissent une large gamme de produits (y compris le bois) et des services aux ménages ruraux, de sorte que les méthodes de gestion des forêts doivent être très diverses et souvent intégrée dans une démarche d'aménagement du territoire intégré. Les opportunités et les obstacles à la gestion durable des forêts de Miombos sont décrits dans la publication de CIFOR –Terres boisées -Opportunités et obstacles à la gestion durable des forêts 2007.


En récoltant le bois-énergie, les gens créent un impact sur l'état de leurs forêts. L'impact de ces activités sur l'environnement est difficile à prévoir. La surveillance écologique est de plus en plus reconnue comme une méthode utile dans la gestion des ressources naturelles. Le manuel suivant, qui traite de la surveillance écologique communautaire, donne des conseils aux acteurs de la façon dont il faut mener une telle activité: Surveillance écologique communautaire.

Les Arbres Hors Foret (AHF)

Les arbres hors forêts (AHF) comprennent tous les arbres qui se trouvent sur les terres non forestières et non boisées, telles que les terres agricoles, les zones urbaines, le long des routes, les jardins familiaux, dans les haies, ou encore ceux dispersés dans le paysage, sur les pâturages et sur les terres de parcours. La plupart des informations obtenues sur les AHF viennent des expériences dans le domaine de l’agroforesterie. L'agroforesterie est la pratique de la culture simultanée des arbres et des produits agricoles sur une même parcelle de terre, et dans la même période. L’agroforesterie aide les agriculteurs à créer des systèmes d'utilisation des terres plus intégrés, plus diversifiés, plus productifs, rentables, sains et durables.
Bien que les AHF remplissent une fonction polyvalente, et font partie d'un système intégré d'utilisation des terres, la production de bois-énergie peut devenir une fonction principale. La FAO (2001) cite des références dans la zone Asie-Pacifique, où plus des deux tiers de la demande d'énergie est fournie par le bois-énergie provenant d’arbres hors forêt. Ils fournissent ainsi du carburant pour deux milliards de personnes.
Des arbres destiné à produire du bois-énergie peuvent être plantés de façon dispersée, ou en rangée, sur les terres agricoles, dans les jardins de particuliers, en remplacement, ou par l'introduction d'arbres ou d'arbustes choisis pour améliorer la jachère naturelle. Pour contenir l’érosion des sols et les flux d’eau, les arbres et les arbustes sont plantés comme des obstacles le long des courbes de niveau d'une pente ou d’une terrasse. Les haies vives plantées en lignes pour délimiter les contours des fermes, des parcelles de pâturage, des champs agricoles, ou encore les  enclos des animaux peuvent contribuer à l'approvisionnement énergétique des ménages locaux. Le manuel de vulgarisation de l'agroforesterie au Kenya donne un excellent aperçu des différentes approches et qui, de plus, sont illustrées par un certain nombre de rapports de cas.


► Manuel de vulgarisation de l’agroforesterie au Kenya (1994 – en anglais)


Comme pour les zones forestières, les AHF plantés doivent être des espèces feuillues et adaptées au taillis tout en fixant l'azote (voir tableau 6). Leur croissance doit par ailleurs être rapide et il faut pouvoir envisager une exploitation dans les 4 à 6 ans. Les espèces doivent bien sûr être bien adaptées au site, faciles à cultiver et résistantes aux bétails et aux autres faunes. Le centre mondial d'agroforesterie met à la disposition du public une base de données (en anglais), librement accessible  et qui fournit des informations sur la gestion, l'utilisation et l'écologie d'un large éventail d'espèces d'arbres pouvant être utilisées à la fois pour le bois-énergie et dans l'agroforesterie.


www.worldagroforestry.org


Le manque d’accessibilité du bois-énergie touche souvent et surtout les femmes. Ainsi, il est important d'intégrer leurs préoccupations lors de la conception de projets d'agroforesterie. Aussi, le Centre mondial de l'agroforesterie a publié un guide sur la façon d'intégrer les questions de genre lors de la programmation des initiatives d'agroforesterie dans le Sahel.


► Intégration du genre dans la mise en œuvre d’un programme agro-forestier au Sahel : Guide pratique des chercheurs

 

L'approche du Sahel Eco-Farm (SEF) pour l'agroforesterie a été développée avec le soutien de l'ICRISAT. C’est un bon exemple d'un système agroforestier combinant les avantages écologiques (telles que l'amélioration du microclimat), les conditions du sol et la génération de revenus. Cette approche améliore les moyens de subsistance des populations rurales pauvres dans les régions vulnérables telles que le Sahel. Le SEF est basé sur un système de culture en couloirs, dans lequel les arbres et / ou arbustes sont intercalées avec des cultures annuelles[2].

Un autre moyen d’augmenter l'offre en bois-énergie est la plantation d’arbres dans un système d’amélioration des champs en jachère, qui fixent l'azote tout en pouvant être exploité pour le bois ou le charbon de bois au bout de 3 - 4 ans. Dans le chapitre 6 de la publication du Centre mondial de l'agroforesterie sur les approches novatrices de l'agroforesterie, un système de jachère améliorée est décrit. Voir:

► Le monde l’agroforesterie dans le futur


Avec ce système, un hectare de jachère améliorée permet d’obtenir suffisamment de bois-énergie pour répondre, pendant 6 à 8 mois, aux besoins d'un ménage rural typique de 6-7 membres.

Une autre initiative clé est de promouvoir l'agroforesterie au niveau politique afin qu'elle soit reconnue, outre les forêts naturelles et les plantations, comme l'une des plus importantes sources d'approvisionnement en bois-énergie. Les avantages socio-économiques et écologiques de l'agroforesterie sont nettement supérieurs à de nombreux programmes de reboisement mal conçues et coûteux. L'agroforesterie peut être développée avec une fraction du coût des plantations à grande échelle et l'approche encourage une plus grande participation locale et offre une plus grande diversité de produits et services pour les économies locales et nationales.


D’autres Informations sont fournies par les sites internet suivants:


Table 6: Useful woodfuel species for tropical developing countries[3]

FAO table woodfuel species




Autres Informations

D’autres informations sur les problèmes de l’énergie tirée du bois peuvent être trouvées sur le site récemment publié FAO internet site.

Critères et indicateurs pour du bois combustible durable

(FAO, 2010)

Cette publication (en anglais) évalue les enjeux environnementaux, sociaux et économiques ainsi que les cadres juridiques et institutionnels qui peuvent assurer la gestion durable de la production de combustibles ligneux provenant de la forêt, d’arbres hors forêts et d'autres sources.

File:2010 FAO sustainable woodfuel guidelines-1-.pdf

Questions clés sur la Forêt et l’Energie

(FAO, 2008)

Aperçu général des différentes options pour utiliser les produits forestiers pour la consommation d'énergie.
Cette publication explore les questions en rapport aux discussions politiques éclairées.
Il décrit les possibilités et les impacts potentiels en matière de foresterie dans le contexte de la croissance de la demande mondiale d'énergie.

Les forêts et l’énergie

 

La perspective allemande sur l’énergie issue du bois a été discutée lors d'une réunion d'experts en 2010 au siège de la GIZ. Lors de cette réunion, les institutions allemandes travaillant dans le domaine de l’énergie tirée du bois se sont réunis pour une demi-journée.

Responsable: GIZ HERA

 File:GTZ Expertengespräch Holzenergie 12.8.2010 Dokumentation.pdf

Le bois – Une source d’approvisionnement en énergie durable (en aglais)
Exemples des meilleures pratiques à partir d’expériences tirées des projets

GIZ Eschborn, 2010
Auteur: Stefan Sylla
Responsable: Verena Brinkmann, GIZ HERA

Publié par  GIZ-HERA – Les services énergétiques de base axés sur la Pauvreté

File:2010 0811 GTZ HERA Wood - A source of supply for sustainable energy.pdf

Les chaines de valeur du bois combustible au Kenya et au Rwanda

Analyse économique du marché orientée au secteur du bois combustible

Auteur: Geoffrey M. Ndegwa (MSc. Thesis, Cologne, September 2010)

 

Cette étude souligne le rôle clé joué par le potentiel du bois dans le secteur des combustibles ligneux dans le développement économique  des milieux ruraux et urbains pauvres au Rwanda et au Kenya.

File:Ndegwa2010 Woodfuel Value Chains in Kenya+Rwanda.pdf


Chaine de valeur de l’énergie tirée du bois – Opportunité pour le Développement (en anglais)

Auteur: Cornelia Sepp - ECO-Consult

File:Wood Energy Value Chain -Oppotunity for Development-.pdf



Références

Cet article a été publié par la GIZ HERA. Il est essentiellement basé sur les expériences, les leçons apprises et les informations recueillies par les projets « fourneaux améliorés » de la GIZ. Vous pouvez trouver plus d'informations sur les auteurs et les experts de l'original «Cooking Energy Compendium» dans les mentions légales.

  1. S. Sylla (GIZ HERA), S. Sepp (Eco Consult)
  2. The Sahelian Eco-Farm: http://www.worldwidewattle.com/infogallery/utilisation/sehelian-eco-farm.pdf
  3. Agroforestry: http://www.worldagroforestry.org (based on National Academy of Sciences 1980, 1983, Nair 1993, FAO 2000, FFRD, 1994)



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